Les Amis du Vieux Sauveterre

Tour Monréal (XIIe - XIIIe siècles)

En sortant de l'église Saint-André, pas­sez devant la croix de fer élevée sur le rempart. Voici la tour Monréal, qui doit son nom à la famille qui l'acheta au XIXe siècle pour la sauver de la destruction.

 
 

La tour Monréal est bâtie en pierres calcaires de moyen appa­reil. Haute de plus de 30 m, elle a une forme rectan­gulaire (15 m de long et 11 m de large), et ses murs font 0,85 m d'épaisseur. La partie supérieure de la tour supportait autrefois un chemin de ronde avec merlons et créneaux.

Face Est de la tour

Avec ses meurtrières qui percent le mur Est qui vous fait face, la tour proté­geait la partie Sud des remparts de la cité, et participait ainsi direc­tement à la protection du Béarn. Les pierres alignées qui débordent (corbeaux) et les trous rectangulaires (boulins) recevaient une galerie en bois couverte de défense (hourd), à laquelle la porte haute permettait d'accéder.

Intérieur de la tour

La tour comprenait cinq niveaux :

  • le rez-de-chaussée ;
  • trois niveaux marqués par les trois rangées de corbeaux qui supportaient les poutres des planchers ;
  • le chemin de ronde.

Des échelles, que l'on retirait en cas de danger, reliaient ces différents niveaux entre eux.

Des cavités dans le mur Ouest aux 2e et 3e étages étaient destinées au rangement. Les portes sont barrées. Dans le mur Nord, il y a deux portes : la porte supérieure s'ouvrait vers le bâtiment accolé à l'arrière, mais la deuxième, murée à environ 5 m au-dessous de la précédente, reste encore bien mystérieuse. Serait-ce la porte d'entrée d'un souterrain... ?

Face Sud de la tour

Descendez les marches de l'escalier. Vue depuis le bas, la tour est imposante et impressionnante dans son élévation. Sur la face Sud, portes, boulins et corbeaux attestent la présence de galeries autrefois. La belle baie géminée, semblable à celles du clocher, éclairait le deuxième étage dont la galerie commu­niquait avec le hourd Est. La qualité de cette baie nous montre que si cette tour était bien une tour de défense, elle était aussi un lieu de rési­dence. Mais de résidence bien temporaire certainement : en effet, à l'intérieur de la tour, il n'y a ni cheminées, ni latrines !

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